Quel est le prix de l’accès au développement ?
Développement durable
Quel est le prix de l’accès au développement ?
Incohérence entre politiques économiques et environnementales à long terme, des PED
Les Pays du Sud ne seront –il pas les responsables de l’accélération du désastre écologique : du réchauffement climatique ?
Selon le rapport de l’agence des acteurs du développement durable, « 20% des hommes consomment près de 86% des ressources de la Terre ». Cette population consommatrice se localise en majorité dans les pays développés, dit Pays du Nord. Mais, l’émergence de nouvelle économie (CHINE, INDE, BRESIL, RUSSIE…) crée de nombreuses crises internationales, dues à leurs recherches effrénées d’accès aux ressources existantes. L’intrusion de ces économies dans la demande mondiale, nous amènent à nous interroger sur la portée à long terme des politiques de développement imposées par les instances internationales, aux Pays du Sud.
La volonté de pousser les PED, vers des économies stables et saines impliquent une forte industrialisation ou une forte offre en matière de service. Cette évolution contribue au changement comportemental des populations de ces pays émergents. Par exemple, ces populations ne consommeront plus la même quantité d’électricité, d’eau, de carburant et plus grave encore, il n’y aura plus la même gestion des déchets ménagers.
Quel sera le scénario écologique, lorsque les PED se mettront à s’industrialiser pour assurer leurs croissances économiques ?
Loin d’être un écologiste radicale, tous les acteurs économiques ont conscience du réchauffement et de la destruction de notre terre. Il est grand temps pour les états du sud, de se lancer dans la recherche de réflexions et de solutions, qui limiteraient leurs apports négatifs à la destruction écologique.
Les PED se lancent dans le développement économique pour une meilleure notation de leurs monnaies souveraines, en s’appuyant sur une recherche d’investisseurs étrangers dans le but d’une industrialisation massive de leurs économies. Mais, il est temps de se demander le prix que cette industrialisation doit nous coûter ? Ce que nous voulons léguer aux générations de demain ?
Une forte industrialisation sous entend et induit un comportement des pays du Sud identique à celui des pays industrialisés depuis 50 ans, en matière de consommation de ressources non renouvelables. Cette montée en puissance de la demande de ces PED, aurait pour conséquence l’insuffisance des ressources en l’état actuel des choses. Nous constatons déjà avec le succès économique de la CHINE ou INDE, les résultats d’une lutte pour l’accès aux ressources (non) renouvelable. La CHINE est devenue l’un des plus sérieux demandeurs sur le marché de l’énergie. De même que l’INDE, qui est une des plus grandes consommatrices en énergie et de matières premières telles que l’Or.
Loin de leur en vouloir et de les accabler sur leurs comportements de grands consommateurs, en pétrole ou en gaz, il est temps de se pencher sur la croissance non contrôlée, des pays qui cherchent à devenir puissant économiquement.
Les habitants des pays pauvres cherchent à accroître leurs conditions de vie, afin d’avoir les mêmes modes ou comportements de consommations que les pays du Nord. Par exemple, lorsque vous observez les comportements de ces populations pauvres, leurs repères idéologiques de vie ne se retrouvent que dans les messages que leurs transmettent les télévisions du Nord (pays riches). Dès que ces ménages constatent un accroissement de leurs ressources financières, ces populations les utilisent dans la consommation similaire aux ménages des pays riches. Les habitants du sud n’ont pas forcément l’opportunité ou ne perçoivent pas l’intérêt d’épargner. Les conditions d’épargne des banques locales ne sont pas forcement attractives. Ces populations se retrouvent donc dans un cercle où elles ne peuvent pas investir durablement leurs surplus financiers. Les plus et les moins aisés acquièrent des automobiles polluants (4×4, ou ancienne autos), électroménagers ou des biens qui ne sont pas forcement un impératif vitale pour leurs existences.
Cette orientation crée une augmentation de la demande globale de biens, et indirectement celle des matières premières liées à ces biens.
Ce type de comportements collectifs des PED conduirait inexorablement notre planète, à un épuisement des ressources naturelles, une destruction irréversible de l’environnement écologique et à des graves conflits entre les peuples.
De plus, le réchauffement climatique expose plus les populations du Sud à une migration massive, identique à celle des déplacés de guerre. C’est que l’ONU appelle le phénomène des réfugiés climatiques, auxquelles les pays pauvres devront faire face.
En l’état actuel des choses, la responsabilité du réchauffement climatique fait souvent référence aux pays très industrialisés (Etats-Unis, Chine, Inde…). Mais les prochains responsables, qui accroîtraient la liste et le niveau de pollutions, devraient être les PED. Malheureusement, il n’existe bien souvent dans ces pays, aucune politique incitative et plus encore le manque d’information sur cette préoccupation mondiale. A croire que les gouvernements de ces pays ne sont sensibilisés et focalisés, que sur des questions économiques. Contrairement aux PED, les pays européens sont actuellement dans une démarche de stabilisation ou diminution de leurs impacts de pollutions. Leurs campagnes de sensibilisation et de responsabilisation commencent à porter leurs fruits. Evidemment que, les pays européennes pèseront toujours dans cette balance de pollution, du fait de leur industrialisation.
En définitive, après avoir demandé la croissance économique aux pays du sud, il est temps d’anticiper le scénario des conflits humains, fondé sur les désastres écologiques, issus de la contribution insouciante de ces PED.
De ce point de vue, ils seraient intéressant de savoir si les politiques des pays développés, sont prêtent à accompagner les pays du Sud dans cette nouvelle lutte ?
I.Daho




